Pour en finir avec le western...
Dead or Alive...
No... Dead On Arrival.
J'ai 36 ans. Et curieusement je suis d'humeur joviale.
La Cinémathèque de Toulouse a ouvert les écrans de son festival consacré au patrimoine cinématographique : Zoom arrière. 15 jours de bonheur pour qui aime le cinéma sans se la péter. Pas de stars lunettes noires et limo vitres fumées. Ici on ne vient pas au zoo voir les bêtes. Ici on va au cinéma, on ne vient pas voir des films pour faire les malins. Ici ce sont les archives qui sont à l'honneur et leur travail de restauration. Des restaurations et une large programmation consacrée au peplum. Et ça commençait avec Le Cabinet du Dr Caligari en ouverture et en ciné-concert. On pensera ce que l'on voudra de l'accompagnement aux percussions, avec deux batteries, Caligari, lui, n'a pas pris une ride. Pas besoin de revenir sur le film. J'adore quand Cesare ouvre les yeux. Ouhh, ça me fait des frissons. C'est peut-être ça Zoom arrière, réveiller le spectateur somnambule. Extrait :
L'extrait est incomplet. Il manque des cartons :
Jusqu'à quand vivrai-je ? demande Alan.
Jusqu'à l'aube, lui répond le somnambule-oracle.
"La carrière d'une star commence quand elle ne peut pas entrer dans son soutien-gorge et finit quand elle ne peut plus entrer dans sa jupe", aimait à rappeler Orson Welles. Cruelle vérité que l'on imaginera délivrée avec son brin de cynisme. Fellini, autre magicien des vérités et mensonges, en fait un moment d'émotion où la mélancolie, la beauté de l'instant - présent, passé ou perdu, mais immortel - l'emporte sur la plastique du corps et les outrages du temps.
Non, Lemtchek ne s'est pas défenestré à la suite de Mario Monicelli. Il aurait pu ceci dit : il s'est rendu à Utopia voir Rubber. Non pas que le film de Dupieux vaille l'envie de crever, mais Utopia reste le temple du cinéma, la chapelle des poncifs sur le cinéma, et sa gazette, le missel mal inspiré d'un fossoyeur qui s'ignore. De quoi se foutre en l'air avant l'heure. Pénétrer tel mausolée au sortir d'Extrême Cinéma, c'est risquer de se retrouver le suicide accroché à la boutonnière, un badge « garanti sans 3D » épinglé comme une médaille poignarde le troufion qui cherchait juste à survivre, ou une fiente d'angelot tombée d'on ne sait quel ciel ; ce qui revient au même. Mais non ; Lemtchek se demandait seulement si la plaque minéralogique qui tombe de l'estomac éventré du premier gros requin dans Les Dents de la mer pouvait être une de celles qui ornent la carlingue du camion de Duel. On sait que Jaws est exactement bâti sur le même principe que Duel, l'ossature de Duel habillée, mise en chair, étoffée... D'où la plaque d'immatriculation dans le ventre du squale : Jaws = Duel ingurgité par une production plus conventionnelle. Mais ce n'est pas la métaphore que cherche Lemtchek. Non il se demande réellement si Spielberg n'a pas fourré dans son requin une plaque trophée utilisée pour le camionotaure de son Duel, comme une private joke ou un clin d'œil intime et personnel que lui seul saurait. Cela n'a aucune importance, no reason, comme dit le prologue de Rubber. No reason. C'est pourquoi c'est obsédant.
... , c'est comme un champ de bataille : l'amour, la haine, la violence, l'action, la mort... En un mot l'émotion.
Je regarde Kurt Russell jouer Elvis et je vois l'acteur que le King n'a jamais été. Non pas que Kurt soit le king plus vrai que nature, mais parce que ses qualités de jeu rappellent les défauts de celui d'Elvis. Presley était une bête de scène, le roi sur scène. Il paraît toujours emprunté quand il joue une scène. Pataud comme un chiot de cirque à qui l'on vient d'apprendre un tour. Le seul défaut de Kurt, c'est de ne pas jouer cette maladresse qui tient de l'embarras devant la caméra. Russell a enfilé le costume de scène du King, sa gestuelle, son dynamisme, son assurance. Le King de cinéma que l'on connaît est fragile, incertain, craintif. Le chanteur ou le chanteur à qui l'on demande de faire l'acteur ? Lequel des deux pour incarner véritablement le King au cinéma ?
Je n'arrête pas de tourner autour du pot au Ford mais n'arrive pas à écrire ce que je ne sais pas vouloir écrire. Résultat :
Ils reviennent. Et ils n'ont toujours pas droit à la retraite
Les amis Play-listers ont lancé un défi à Lemtchek qu'ils ont eux-mêmes relevé de j'sais pas qui. Donner cinq raisons pour lesquelles Sarkozy ne serait pas réélu en 2012. Quand il ne se meurt pas Lemtcheck aime s'amuser. Aussi, voici ses réponses toutes faites. Mais comme il aime pas les gens, qu'il n'a pas d'ami et qu'il s'agit d'une chaîne, il la rompt.
Sarkozy ne sera pas élu en 2012 parce que :
1 - Effet miroir, un Sarkozy Nicolas se présentera contre Nicolas Sarkozy :
2 - Sa carte d'identité a expiré et il n'a pu justifier de sa nationalité aux autorités compétentes :
3 - John Cleese a refusé de devenir son conseiller ès insulte :
4 - Effet de miroir, il a fini par trop y penser en se rasant :
5 - Mais de toute façon, il sera réélu. Il a subi une opération de changement de sexe pour être la première femme élue présidente de la République Française :
... , c'est comme un champ de bataille : l'amour, la haine, la violence, l'action, la mort... En un mot l'émotion.
Façon rock’n roll. Désarticulée. Pour rejoindre J. Wayne quand on a un bassin de gringalet. Déambuler. Errance dans un décor délabré, labyrinthe abandonné. Le cinéma ? Un tempo plutôt qu’une chronologie. Ne pas marcher vers (un but). Bouger dans (sans but). Fuir en avant, innocent et sauvage. Alors on croit que tu marches à la dérive ; tu dévies la marche. Alors il ne s’agit plus de marcher comme J. Wayne, mais de le voir marcher et y croire (à la vie).
Le cinéma ? Une manière de bouger. Poses. Tu fumes comme Bogart ou comme James Dean. Moi je voulais marcher comme John Wayne. J’étais gamin, j’y croyais (au cinéma). Comment tu marches aujourd’hui ? Walker, lui, marche avec l’assurance de ceux qui reviennent de la mort, impassible. Droit au but. Tout droit.